​Un esprit qui absorbe les langues!

​ Jusqu'à l'âge de ​six ans environ, l'enfant apprend les langues parlées autour de lui avec une incroyable f​luidité.

C'est ce que Maria Montessori appelle la période sensible du langage. C'est une période très spéciale (située entre deux mois et six ans environ) durant laquelle l'enfant absorbe littéralement toutes les langues parlées dans son environnement.

Il perd cette faculté peu à peu après ses six ans, jusqu'à arriver à un âge où la langue s'enseigne plutôt que s'absorbe (le notre quoi ^^, celui où on doit bachoter la grammaire, la conjugaison etc. pour espérer maîtriser - et encore! - une nouvelle langue).

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Outre les langues, il existe un langage "universel" qu'on apprend très rarement à maîtriser dans l'enfance et qui est pourtant une des compétences qui nous aidera le plus ​dans la vie (je pense qu'elle est même plus utile que les aptitudes intellectuelles).

Mais de quel langage veut-elle parler?

Un langage universel (délaissé)

Et oui, je parle du langage des émotions!

Les émotions, c'est un peu ​comme une boussole intérieure​ qui nous permet de poser un acte pour répondre à nos besoins fondamentaux. Elle nous informe sur la situation dans laquelle nous sommes et sur notre état intérieur. 

Malheureusement on est éduqué dans un système qui nous conditionne à ne pas écouter nos émotions,​ ​voire à mettre une chape de plomb dessus (surtout les désagréables, comme la peur, la colère ou la tristesse!). 

Or, quand un enfant pleure et qu​e son ​parent lui dit "Arrête de pleurer!", c'est comme s'il contredisait le corps de son enfant, qu'il lui disait "ton corps ment". 

L'enfant étouffe alors ses émotions (​"papa ou maman a forcément raison").

A l'adolescence, les émotions qui n'ont pas été gérées avant l'âge de sept ans remontent à la surface. C'est alors l'explosion (la boîte de Pandore!).

La solution? Aider votre enfant à développer son intelligence émotionnelle.

Cette compétence si importante pour se connaître, connaître les autres, faire preuve d'empathie, vivre une vie en adéquation avec ses besoins​ / valeurs et entretenir des relations satisfaisantes. ​

​​Vous pouvez commencer parfamiliariser votre enfant avec le vocabulaire relatif ​aux émotions. ​Lui apprendre à accepter, assumer​, respecter et réguler toutes les émotions qui lui viennent. Le meilleur moyen pour l'y aider étant d'accepter, d'assumer, de respecter et de canaliser vos propres émotions, sans jugement.

​Je vous ​propose ​plus bas​ ​​​​​des images ​sur les émotions​ primaires. ​​​​

Je les ai conçues comme ​​des supports pour vous aider à ouvrir une discussion avec votre enfant sur une émotion en particulier, ce qu'elle signifie, les ​​moyens de l'exprimer et de la réguler.

​Tout en développ​ant, l'air de rien, son vocabulaire en anglais, français et arabe (période sensible du langage oblige ^^). 

>> ​Si vous souhaitez préparer naturellement votre enfant à la lecture / écriture ​en français & arabe avec la méthode Montessori, ​je vous ​​invite à découvrir ​ce ​tutoriel ludique.

Vous pouvez ​proposer ces images à votre enfant en deux ​temps :

  1. Vous pouvez les utiliser ​d​ans un premier temps comme supports pour l'aider à ​mieux connaître chaque émotion et le besoin qu'elle exprime. ​
  2. Par la suite elles pourront servir à l'aider ​à identifier la (ou les émotions) qu'il ressent à un ​temps t afin de pou​voir en parler ensemble (les exprimer l'aide à les réguler).

​Pour​ les télécharger, il vous suffit de cliquer droit​ dessus, puis de sélectionner "​Enregistrer l'image sous" :

​​1. La joie

​C'est l​'émotion la plus positive car elle est associée au plaisir et au bonheur. Elle ​permet d'identifier un bienfait, quelque chose qui nous rend heureux, sert de récompense ​​à l​a réalisation d'un but ou pour un comportement bénéfique. ​

Elle ​encourage à l'action​ ​qui nous permettra de retrouver cet état de plénitude.

​Vous pouvez entamer la discussion en demandant à votre enfant de vous décrire ce qu'il voit sur les images ci-dessus, en l'aidant à voir certains détails si besoin:

"Que vois-tu sur cette image? ​Que fait​ l'oiseau? ​Pourquoi selon toi?" etc. ​

Vous pouvez partager votre ressenti:

"Je le comprends cet oiseau, moi aussi j'aime chanter le matin, je me sens ​heureux(se) car j'ai ​​une journée toute neuve qui se tient devant moi". "Alors je chante, je souris, je danse, je fais des ​plaisanteries". 

"Et toi, qu'est-ce qui te rend joyeux?", "Comment partages-tu ta joie?" etc.

​2. La surprise

​Elle est ​notre réaction à quelque chose d'étrange, d'imprévu. Elle est neutre, ni agréable, ni désagréable. Elle précède le plus souvent d'autres émotions comme la joie, la tristesse, la peur ou la colère , en fonction de la qualité du stimulus.

Elle permet de se mettre en état de curiosité, d'exploration et d'attention soutenue face à cet imprévu.

​Vous pouvez entamer la discussion en demandant à votre enfant de vous décrire ce qu'il voit sur les images ci-dessus, en l'aidant à voir certains détails si besoin.

​​L​e dessin parle d'un​ sac volant qui vient à la rencontre d'une petite fille accoudée à sa fenêtre​ 🙂 ​Un peu insolite, non? ^^

On imagine ​une surprise agréable, un beau cadeau (envoyé par...?).

En regardant de près le timbre bleu sur le sac​, on peut voir une oie agressive.

On ​imagine que le petit garçon s'amusait à titiller l'oie avec sa branche d'arbre, puis, sans crier gare l'oie s'est mise en mode attaque (un autre type de surprise!!)

​​3. La ​colère

Elle est ​notre réaction face à ​​ce qu'on perçoit comme un obstacle à notre satisfaction. Ce peut être une injustice, un sentiment d'impuissance ou une de nos limites qui a été touchée.

Elle permet ​d'adopter un nouveau comportement afin de ​changer une situation, de faire respecter nos limites, nos valeurs, ce qui nous importe​.

La colère est donc un signal qu'il y a un problème à régler dans notre vie, quelque chose qui nous frustre et nous rend insatisfait.

Parmi les erreurs liées à ​cette émotion, il y a le fait de se tromper sur le motif de notre ​rage, d'accuser à tord une tierce personne d'être responsable de ce qui nous met en colère. 

​Il y a aussi le fait de réagir sur le coup, "à chaud", faire preuve d'agressivité alors qu'en réalité on a surtout besoin de prendre du recul ​afin de pouvoir s'affirmer sereinement par rapport à ce qui ​est important pour nous (et qui est la cause réelle de cette colère!).

​Vous pouvez entamer la discussion en demandant à votre enfant de vous décrire ce qu'il voit sur les images ci-dessus, en l'aidant à voir certains détails si besoin.

​​Par exemple, pour décrire l'illustration: "Que vois-tu sur cette image?", "Oui c'est la tempête, olala ​tu as vu ces vagues géantes ici, ​ces gros nuages noirs là, ​ces éclairs?"

"​​C'est bien, tu as vu qu'il y avait une maison en plein milieu de la ​mer." "​​Comment sont les planches en bois de la jetée qui mène à la maison​?"

"​La maison a l'air plutôt solide, bien ancrée, ou fragile d'après toi?" "​​Regarde, elle est debout sur des pilotis! Ils ont l'air d'être plutôt bien ancrés au sol",

"Oh regarde, ​il y a une petite lumière à la fenêtre de droite, je crois qu'il y a quelqu'un à l'intérieur", etc.

Puis, ​progressivement, vous pouvez l'amener à faire le lien avec la colère. "On dirait que l​e ciel et la mer ​sont ​​fâchés"

"​Ça me fait penser aux moments où je ressens ​​beaucoup de colère, de la rage, c'est comme s'il y avait une​ tempête à l'intérieur de ​moi: ​mon coeur bat ​fort, ​des fois je deviens tout(e) rouge, j'ai mal au ventre comme s'il y avait de grosse vagues dedans​."

"Et toi, comment ​te sens-tu quand tu es fâché?"

"​​​Je vais ​​alors aider la tempête qui est en moi à se calmer:

"Je m'assois ​(ou je m'allonge) et je souffle en comptant jusqu'à cinq." 

"​Ensuite je respire très ​​doucement dans mon ventre en le gonflant quand j'inspire puis en le dégonflant quand j'expire, comme un ballon" (>> je pense que vous avez reconnu la respiration abdominale, un anti-stress très efficace!)

"​En respirant comme ça, c'est ​comme si je me ​met​tais à l'abri ​dans ​la petite maison ​de l'image. Je peux alors imaginer que j'allume une lampe, que je me mets à la fenêtre et que je regarde tranquillement la tempête ​se calmer ​pe​u à peu."

"Ensuite, je peux ​​réfléchir à ​​ce qui m'a ​énervé(e)​, en parler ​avec ​quelqu'un, chercher une solution"​, etc.

En complément de cette petite discussion avec votre enfant, je vous invite à essayer la bouteille de retour au calme, une astuce Montessori très efficace pour nous aider à nous apaiser durant les moments de colère / stress (adultes comme enfants)!

​4. La ​tristesse

​La tristesse. Une autre émotion pas très populaire, mais utile quand on comprend son message.

Déception, perte, séparation, drame, changement difficile, la tristesse est le signal que l'on est privé de quelque chose qui a de l'importance à nos yeux, le plus souvent une importance d'ordre affectif.

C'est une sorte d'entre-deux qui nous permet de faire le deuil de cette chose ou cette personne qu'on a perdue. Entre-deux avec lequel on n'est pas très à l'aise, notamment à cause de la douleur ressentie.

En général la tristesse est la réaction à quelque chose qu'on ne peut pas changer. Mais plutôt que faire le deuil, accepter cette émotion, on peut avoir tendance à l'enfouir, la refouler, la nier voire à culpabiliser de la ressentir.

Je pense que dans une société dans laquelle on est souvent éduqué à être dans le contrôle, avoir une apparence toujours souriante, dynamique, on a dû mal à accepter ce qu'on ne peut pas contrôler, comme un manque affectif, une perte ou un échec.

On peut parfois même préférer (consciemment ou non) cacher cette tristesse sous un masque de colère!

Or, tout ce que demande cette tristesse qu'on ressent, c'est d'être comprise et acceptée dans son entièreté. De se donner le droit d'être triste et de pleurer. De se parler comme à un(e) amie en se disant des paroles de réconfort: "Rassure-toi, après la nuit vient le jour!", "Tu vas y arriver!" etc.

Et les enfants dans tout ça? Comme les adultes, il leur arrive de ressentir de la tristesse. Même si ça peut parfois étonner l'adulte qui a dû mal à imaginer que l'enfant puisse ressentir autre chose que de la joie, vu son immaturité​ et ses occupations faites de jeux.

Non seulement l'enfant ressent de la tristesse, mais il la ressent très fortement à cause de l'immaturité de son cortex cérébral (qui aide à réguler les émotions).

Ses crises de pleurs ne sont jamais de la "manipulation" ou un "caprice" (selon moi des mots qui devraient être bannis de notre vocabulaire concernant l'enfant) ​mais l'expression d'un ​grand chagrin. ​Il peut être triste même pour la perte d'un caillou ou d'un bout de bois (qui a pour lui une valeur affective)!

Comment l'aider à réguler sa tristesse? Tout d'abord en lui parlant de cette émotion, en l'aidant à l'identifier et la comprendre. En lui apprenant à l'accepter plutôt qu'à la cacher.

​​Vous pouvez entamer la discussion en demandant à votre enfant de vous décrire ce qu'il voit sur les images ci-dessus, en l'aidant à voir certains détails si besoin.

​L'illustration représente la tristesse sous la forme d'un ciel étoilé (​vous ​avez reconnu la Grande Ourse?).

Je pense qu'il y a beaucoup de points communs entre la tristesse et la nuit. La douleur liée à la tristesse peut s'apparenter à l'obscurité de la nuit.

Et en même temps les étoiles, dans toute leur beauté, ne peuvent apparaître que dans cette obscurité. Elles nous aident à nous repérer, le temps que le jour se lève.

Comme la tristesse nous aide à savoir qu'on a perdu quelque chose d'important à nos yeux (et donc de savoir ce qui pour nous est important​!).

Les étoiles sont sous forme de minis mandalas.

Ces dessins à colorier assez complexes et raffinés nous demandent toute notre attention pour les réaliser! Concentré•e, on peut alors nous recentrer, penser à l’essentiel ou simplement libérer son mental des pensée négatives.

Chaque étoile peut représenter une chose / personne que ​votre enfant a aimée et dont il a été séparé, ce qui l'a rendu triste. La colorier, la contempler l'aidera à accepter la tristesse, la perte.

​Vous pouvez par exemple lui rappeler que la nuit est temporaire et qu'elle laisse la place au jour, à la joie, à de nouvelles expériences. Que les étoiles sont les bons souvenirs qu'on garde et qui nous font réfléchir sur ce qui est important pour nous.

Et ​vous, a​vez-​vous déjà essayé de colorier des mandalas?

J’ai trouvé des modèles sympas ici pour ​votre prochaine séance de coloriage (ben oui quoi, pourquoi seulement les enfants y auraient droit? ^^): . À ​vos crayons de couleurs!!

​5. La ​​peur

​​Votre enfant a peur du noir, d’aller à certains endroits, de se retrouver seul, ou de certaines bêtes? Normal!

Certaines peurs sont propres à chacun et à son vécu. D’autres accompagnent l’enfant selon son stade de développement: peur des bruits forts, peur de tomber, angoisse de séparation, peur des gros chiens…

L’aider à mettre des mots sur les choses qui lui font peur va lui permettre de mieux comprendre le monde qui l’entoure et dépasser ses craintes. Car souvent il n’est pas capable tout seul de dire ce qui lui fait peur!

Vous pouvez déjà l'aider en faisant preuve de sens de l'observation et d'analyse.

Par exemple, s’il a peur d’aller à un endroit particulier, demandez-vous pourquoi il en a peur. Est-ce parce qu’il y fait sombre? Y a-t-il des araignées dans cette pièce, sachant qu’il a peur des araignées?

Il va falloir ​aussi faire preuve de beaucoup de tact.

Car le piège serait de minimiser ses peurs, ne pas les prendre au sérieux voire de le gronder ​ou le forcer à aller vers ce qui lui fait peur…ou au contraire de le surprotéger!

Car les émotions font partie de la réalité de l'enfant, les nier reviendrait à nier sa réalité, sa perception du monde qui l’entoure.

Par exemple il a peur des chats. Plutôt qu’essayer de le convaincre qu’il ne faut pas avoir peur des chats, montrez-lui que vous comprenez sa peur et en tenez compte.

Par exemple, vous pouvez lui dire: « Je te comprends, ​avant j’avais peur des chiens et je ne voulais pas m’en approcher ».

Rassurez-le tout en le gardant éloigné de ce qui lui fait peur « Il est très gentil ce chat, il adore qu’on lui fasse des câlins » (en même temps faites un câlin au chat pour que l’enfant voit de ses propres yeux qu​'il est inoffensif).

Vous verrez que peu à peu, il ira de lui-même vers le chat, ​quand il aura pour de bon ​ressenti​ l’absence de danger.

​Vous pouvez entamer la discussion en demandant à votre enfant de vous décrire ce qu'il voit sur les images ci-dessus, en l'aidant à voir certains détails si besoin.

​Vous pouvez proposer à votre enfant de dessiner les choses qui lui font peur dans les bulles de savon : araignées, insectes, obscurité, chien, etc…

Une fois ces peurs identifiées, vous pouvez l’inviter à faire comme le petit garçon sur l’image, ​à créer lui-même de vraies bulles de savon en imaginant qu’il a enfermé ​dans chaque bulle ​quelque chose qui lui fait peur.

Puis de les regarder tranquillement s’éloigner de lui et ​se désagréger en même temps que la bulle 🙂

​​6. L​e dégoût

​Le dégoût. C’est notre réaction face à une chose, situation ou personne avec laquelle nous ne voulons pas être associé ou assimilé​.

Le besoin qui se cache derrière cette émotion est un éloignement ponctuel (ou définitif) avec cette entité.

Il est important d’apprendre à écouter cette émotion car elle nous parle de nous, de ce qui nous attire et nous répulse.

Un piège serait de juger cette répulsion que l’on ressent de « négative » ou « positive » car elle dépend de chacun, ses goûts, ses besoins, ses valeurs, son histoire.

Et le sentiment de culpabilité en général n’est pas bon conseiller ^^.

On remarque d’ailleurs que tout l’univers est constitué de phénomènes naturels d’attraction / répulsion, comme certaines cellules qui s’attirent et d’autres qui se rejettent, la terre et la lune qui s’éloignent plus ou moins etc.

Ne pas écouter cette émotion, se forcer à aller vers ce qui provoque du dégoût / un besoin d’éloignement en nous, ne fera que la renforcer.

Un autre piège serait de ne pas avoir l’art et la manière de faire valider cette émotion auprès des autres.

Il y a en effet une différence entre écouter un sentiment de dégoût une fois qu’on en a pris conscience en se disant par exemple « je ressens que ce n’est pas ce dont j’ai besoin actuellement » et dire à quelqu’un « tu me dégoûtes! ».

Je vous invite à lire cet excellent article qui m’a beaucoup aidée à comprendre les enjeux de cette émotion et les façons de la gérer.

Qu’en est-il de l’enfant? On peut observer qu’il commence à exprimer du dégoût une fois qu’il a été entraîné à la propreté (souvent par des expressions entendues autour de lui comme « beurk » ou « yeurk »).

C’est souvent ​par rapport à des substances organiques et plus particulièrement des déchets​.

Ça peut être ​devant certains plats ou type de nourriture / viandes. Je me rappelle que petite je ne voulais pas goûter à certaines spécialités culinaires que je trouvais peu « appétissantes » (maintenant je les adore mais je suis reconnaissante à mes parents de ne pas m’avoir forcer à les manger quand j’étais enfant ^^!).

​Ou bien face à une limace ​ou un bisou (peut-être un peu « baveux » ou insistant?) d’un proche ou d’un(e) ami(e) de la famille.

Dans tous les cas, je pense qu’il est important de parler à l’enfant de l’utilisation du mot « dégoûtant » et de faire attention nous-mêmes à la façon dont en s’en sert / l’exprime afin d’éviter qu’il l’utilise en parlant d’une personne voire d’un groupe de personne.

Par exemple, ​une maman passe avec​ son enfant devant une personne à la rue qui sent fortement l’urine.

Afficher un air de dégoût en ​s'en éloignant rapidement pourrait empêcher ​son enfant de développer de l’amour et de la compassion pour les ​déshérités, les "misérables" comme les appel​ait Victor Hugo.

​Des personnes qui, ​souvent, ont particulièrement besoin qu’on leur exprime de l’amour, de l'acceptation car ils souffrent certainement plus du rejet social que de leur situation matérielle.

​En même temps, il est important de respecter les goûts et dégoûts de votre enfant - comme par exemple au niveau culinaire. Pensez à vérifier ses envies, par exemple s’il est d’accord pour recevoir un bisou de votre part ou d’un(e) tel(le).

​Vous pouvez entamer la discussion en demandant à votre enfant de vous décrire ce qu'il voit sur les images ci-dessus, en l'aidant à voir certains détails si besoin.

Le dessin parle d’un oiseau migrateur.

J’ai trouvé qu’il pouvait être un bon support pour parler à votre enfant ​du besoin d’éloignement - ici temporaire, les oiseaux migrateurs voyageant en fonctions des saisons.

Les oiseaux migrateurs ont besoin de changer d'habitat pour pouvoir s’alimenter.

Par exemple, un oiseau insectivore aura de la difficulté à trouver de la nourriture en hiver dans certaines régions d’Europe (il ne peut pas « se forcer » à manger des grains ou autres).

C’est pourquoi il migre vers une zone d’hivernage (comme l’Afrique), où il passe l’hiver - puis revient dans sa zone de reproduction (ou pas!).

​Pour résum​er, je dirais que la joie a besoin d'être partagée et renouvelée, la surprise ​d​'attention et de curiosité, la colère d'être canalisée en action bénéfique, la peur d'être apprivoisée, la tristesse d'être acceptée et le dégoût de prendre de la distance.

​Qu'en pensez-vous?

Bonnes discussions avec votre enfant 🙂 ​​N'hésitez pas à partage​z ​vo​tre expérience avec nous en commentaire!

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