​​« Je suis une mère indigne je sais! » Cette affirmation d’une de mes ​lectrices a fait tilt chez moi. 

Surprise sur le coup par cette dureté envers elle-même, soudain j’ai ​deviné d’où pouvait venir ce jugement.

​On entend de plus en plus parler de parent bienveillant, d’éducation positive.

​Apprenez 3 ​clés ​indispensables pour éduquer ​un enfant épanoui​!

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Comme si, par nature, les parents n’étaient pas bienveillants envers leurs enfants (bon c’est sûr, il y a des exceptions!).

Je pense que ce qualificatif de « bienveillant » fait naître un sentiment de culpabilité chez beaucoup de parents.

Car, « si je ne me comporte pas toujours de façon parfaite avec mon enfant, c’est que je dois être une mauvaise mère, une maman malveillante!! »

Que se cache en réalité derrière l’expression « parentalité bienveillante »?

D’après une définition trouvée sur le blog Les super parents:

« la parentalité respectueuse et bienveillante est l’ensemble des connaissances et des compétences que les parents peuvent acquérir et appliquer pour favoriser le bon développement psychomoteur, affectif et social de leurs enfants et les accompagner dans leur épanouissement »

Ouf ça parle de compétences et de connaissances en fait!

Il n’y a pas deux mondes, celui des parents bienveillants et gentils et celui des parents malveillants et méchants mais seulement celui des parents qui ont accès à un certain savoir (et le mettent en application) et les parents qui n’y ont pas accès (et/ou ne le mettent pas, n’arrivent pas à le mettre en application).

Ceci étant dit, comment on fait concrètement pour faire preuve de bienveillance avec les enfants?

Surtout que nous-mêmes avons été éduqués à la traditionnelle, où chantage, punitions voire châtiments corporels ont pu être banalisés?

Qu’on a été en quelque sorte conditionné et que ces conditionnements réapparaissent parfois (ou souvent!), sans même qu’on l’ait voulu?

Parce que quand on est heureux, que tout va bien c’est facile d’être un parent « bienveillant ».

Mais que se passe-t-il quand on est à bout, malade, épuisé physiquement et moralement et que l’enfant réclame sans cesse notre attention ou ne nous écoute pas?

>> si tu ne l’as pas encore fait, jette un oeil à l’article 5 moyens de se faire obéir par son enfant sans se transformer en Hulk.

On peut craquer, se mettre à crier, punir (alors qu’on s’était promis « avec moi, jamais!! »)

Et alors on culpabilise…mais la culpabilité n’est-il pas le meilleur moyen pour que ces comportements se reproduisent à l’avenir?

Car, qui dit sentiment de culpabilité, dit détérioration de l’estime de soi et les pensées comme « Tu devrais avoir honte de toi! » « Tu es vraiment une mère / tante / grand-mère indigne! » ne sont pas loin d’apparaître…et devenir un leitmotiv qui nous fera croire qu’on l’est réellement.

Or, quand on se croit une mère indigne, ne risque-t-on pas de faire les actions d’une mère indigne  sans même s’en rendre compte?

Arghh Inconscient, quand tu nous tiens!!

Je pense qu’en se déconditionnant pas à pas, avec beaucoup de bienveillance envers soi-même, chacun(e) pourra progresser doucement (mais sûrement) vers une ​éducation bienveillante ​authentique, bi idhnillah.

Qu’en penses-tu?

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