Un symptôme caractériel de notre système éducatif...qui pousse les enfants à être "gentils"...et les futurs adultes à vouloir appliquer l'"éducation positive" sans succès...

Dans cet article je parlais déjà d'un obstacle qui empêchait d'être le parent qu'on rêve d'être pour son enfant...en particulier du côté culpabilisant et peut-être vague des termes "éducation bienveillante" et '"éducation positive"...que l'effet de mode - avec tous les articles et livres qui pullulent à ce sujet - vient encore plus renforcer!

Les pièges dont je veux parler ici remontent loin, looooin...à l'enfance. Comment se sont-ils enclenchés? Quel est le signe qu'on est pris au pris au piège? Bismillah

Avant de répondre à ces questions, J'aimerais illustrer le concept de "gentillesse" par une anecdote.

Tout récemment une de mes tantes a retrouvé une lettre que je lui avais envoyée quand j’avais huit ans.

C’était à l’époque où j’habitais un pays rikiki du Moyen Orient qui ressemblait encore un désert, mis à part quelques grands hôtels éparpillés…

Une lettre de petite fille, avec des coeurs partout ^^.

Des « tu me manques beaucoup trop!! » et « j’espère que tu vas te marier bientôt » écrits innocemment avant de lui envoyer de « grosses bises »…

Ce qui a le plus retenu mon attention dans cette lettre, c’est une phrase qui peut paraître anodine mais qui est pour moi le symptôme de tout notre système éducatif.

(simple constat. Je ne cherche pas à critiquer parents ou enseignants, ils ont fait ce qu’ils ont pu avec les moyens qu’ils avaient!)

Cette phrase, c’est « Comment te portes-tu? Moi très mal car j’ai baissé en moyenne. j’avais 18,1 et maintenant 17,5. »

Oh my God. Comment un enfant en arrive-t-il à se sentir « très mal » à cause d’une note ou d'une moyenne ?


Et que veut dire « très mal » ? Triste, déprimée, anxieuse, en colère, découragée ?

Ça m’a fait penser à ce que disait Thomas d’Ansembourg dans une conférence qui a littéralement transformé ma perception du monde.

Il y explique avec beaucoup d’humour qu’on ne nous a jamais vraiment appris à prendre conscience, nommer ce qui se passe en nous et nos besoins...

...ni à dire nos sentiments tels que notre tristesse, notre solitude, notre désarroi, notre impuissance, notre rage.

On ne nous a pas non plus appris à exprimer les besoins mis en lumière par ces sentiments tels que le besoin d’appartenance, de soutien, de compréhension, de sens, d’amour...

Comme je n’ai pas cette conscience ni le vocabulaire pour mettre des mots sur ce qui se passe en moi, ça finit par bouillonner à l'intérieur. 

Les émotions n'étant pas pas bio-dégrables elles finissent par imploser (dépression) ou exploser (crises). Et je ne peux pas aider les autres tant que je ne me suis pas aidé.e moi-même.

Thomas d’Ansembourg parle aussi de certains pièges (très répandus) de nos éducations...

Pour lui, la plupart des gens pensent que leur fonctionnement est la seule manière de fonctionner…

…sans voir que ce qu’ils prennent pour de la liberté est en réalité un enfer.

Parfois on en est plus ou moins conscient mais on se trouve des excuses : « C’est mon milieu, mon éducation, ma famille, nos traditions…c’est comme ça que j’ai grandi! »

Le signe qu’on est pris au piège c’est qu'on a de la difficulté dans nos relations.

Comment s’est enclenché ce piège qui nous empêche de développer des relations satisfaisantes et d'appliquer l'éducation positive (malgré notre volonté de le faire) ?


Enfant, vous avez sûrement entendu des choses comme :

« Tu serais gentil.le de ranger ta chambre stp! »

« Tu serais gentil.le de faire la vaisselle! »

« Tu serais gentil.le de m’aider pour faire le ménage! »

« Tu serais gentil.le de nous amener de bonnes notes à l’école! »

« Tu serais gentil.le de mettre ta belle robe / ton beau costume pour aller chez untel! »

D'après Thomas d’Ansembourg, c’est ce que que nous avons entendu avec nos oreilles mais inconsciemment nous leur avons donné un tout autre sens.

Notre inconscient n'a pas entendu « tu serais gentil de… » mais « je t’aime, si… »



"Je t’aime si tu accomplis les tâches ménagères que je te demande de faire »,

« Je t’aime si tu mets les vêtements que je t'ai choisis »,

« Je t’aime si tu es bon à l’école »

Nous avons vécu ces phrases comme si l’amour était conditionnel et risquait de nous être retiré si nous n’étions pas conformes à ce qu'on attendait de nous.

Cela nous a alors programmé à chercher à maintenir l’amour à tout prix.

Et a créé plusieurs pièges en nous.

Quels sont ces pièges? Look at this!

Comment sortir de ces cinq pièges? Ce serait un peu long à exposer dans cet article...

...C'est pourquoi j'ai retranscris la conférence de Thomas d'Ansembourg (qui dure environ deux heures) de manière synthétique et l'ai séquencée en de courtes leçons de sagesse illustrées que vous pouvez recevoir tranquillement chez vous en vous inscrivant ici :

Les 5 pièges de notre éducation

Comment se libérer de ces 5 conditionnements (très répandus) qui nous empêchent d'être nous-mêmes et d'appliquer l'éducation positive...

Entrez votre Prénom et votre adresse Email ci-dessous pour découvrir ces 5 pièges et des trésors de sagesses recueillis dans une conférence incontournable de Thomas d'Ansembourg:

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